Depuis plus de 30 ans, les différents dispositifs d’éducation à l’esthétique du cinéma, regroupés désormais sous l’intitulé générique “Ma classe au cinéma”, constituent des opérations puissantes et efficientes de la formation des regards de la Maternelle à l’Université. Ils restent cependant quasi-inconnus hors du champ de l’éducation nationale et, mécaniquement, fragilisés dans leur financement comme dans leur évolution de par cette existence souterraine.
Ce 8 septembre, le rapport du conseiller d’État Édouard Geffray, commandé conjointement en mars dernier par les Ministère de l’éducation nationale et de la recherche et Ministère de la culture, est publié sous le titre « Offrir à chaque élève une éducation au cinéma et à l’image de qualité – Propositions pour une ambition renouvelée en matière d’éducation à l’image et en faveur du développement de « Ma classe au cinéma ».
Basé sur plus de 70 entretiens avec tous les acteurs du dispositif, institutionnels, éducatifs ou dans les réseaux du cinéma, ce rapport d’une quarantaines de pages émet 19 propositions qui visent à faciliter « l’accès des enseignants à la formation, en associant pleinement l’ensemble des acteurs au pilotage du dispositif, et en renforçant l’engagement de chacun. Ses constats l’amènent également à préconiser l’adossement de l’éducation au cinéma et à l’image aux programmes scolaires afin de permettre de mobiliser des œuvres dans le prolongement des enseignements, mais aussi de permettre à ceux qui le souhaitent la découverte du cinéma hors temps scolaire. »






