Créée en novembre 2024, La Filière Audiovisuelle (LaFA) regroupe les principaux acteurs – éditeurs, auteurs, artistes et producteurs – du secteur (dont France Télévisions, TF1, Arte, M6).
L’association publie aujourd’hui les conclusions de son Livre blanc, lequel expose une vision commune des enjeux du secteur audiovisuel français et permet de se projeter dans son avenir.
Selon les modélisations prospectives présentées, la mise en œuvre des recommandations de La Filière Audiovisuelle permettrait au secteur – fragilisé et bouleversé comme tous les autres par l’accélération des défis technologiques sociétaux liés à l’IA – de générer chaque année près d’un milliard d’euros de valeur supplémentaire pour le pays.
Les informations précieuses dont regorge ce long rapport de 130 pages (précédée d’une synthèse) concernent l’ensemble de la filière Images & Industries Créatives et intéressent de fait les professionnel·le·s en exercice et aspirant·e·s à le devenir.
Les cinq axes stratégiques défendus par LaFA :
1. Assurer à l’audiovisuel public un financement affecté par l’État, dynamique, pérenne et prévisible, indispensable au maintien de son indépendance et à l’accomplissement de ses missions spécifiques et distinctives d’intérêt général.
2. Moderniser l’encadrement de la publicité pour permettre aux éditeurs français de concurrencer efficacement les plateformes internationales, garantissant ainsi un financement durable pour la création, la production et l’information de qualité.
3. Adapter le cadre réglementaire lié à la diffusion pour assurer aux éditeurs nationaux des conditions de visibilité, d’exploitation et de rémunération équitables sur tous les environnements, notamment sur les SmartTV où les systèmes d’exploitation mondiaux des télévisions connectées (OS) s’imposent comme de nouveaux intermédiaires incontournables pour les éditeurs.
4. Poursuivre l’intégration des plateformes de vidéo à la demande au modèle français, notamment en harmonisant les obligations de diffusion, pour en faire un moteur durable de la filière, au service de la création et de la production française et européenne.
5. Valoriser les droits de propriété intellectuelle à l’ère numérique en adaptant le cadre juridique de l’intelligence artificielle générative, en assurant la transparence dans l’utilisation des données, et en pro- mouvant une IAG éthique et responsable au service de la création.






